Protéger les jeunes arbres

Une fois installés au jardin, on pense rarement à protéger les troncs des jeunes arbustes. C’est un tort car leur écorce est encore souvent fragile, ce qui incite les nuisibles à les attaquer. Par ailleurs, la belle saison revenue, les jeunes arbres pendant leurs deux premières années d’installation peuvent souffrir de « coups de soleil » qui se manifestent par de longues plaies le long de l’écorce sur ses parties les plus exposées aux rayons solaires. Autant donc apprendre à bien protéger ces nouveaux venus dès leur installation pour prévenir ce qui pourrait compromettre leur bonne adaptation et bonne croissance dans votre jardin.

protection-des-arbres_1On peut ainsi nourrir l’écorce tout en la fortifiant, grâce à des badigeons traditionnels réalisés à partir d’un mélange de 5 kg d’argiles et de 3 kg de house de vache fraîche qu’on diluera dans de l’eau, préparation aussi souvent appelées « onguent de saint Fiacre ». Ce badigeon à étendre activera la croissance du tronc en nourrissant les tissus. Mieux, l’arbuste résistera aux parasites de l’écorce, repoussant notamment les rongeurs. Et cette préparation maison est à double usage puisqu’elle peut aussi bien servir au pralinage des racines des végétaux lors de leur installation au jardin !
Contre les ravages des rayons solaires sur les écorces trop tendres (soit généralement les deux premières années de l’installation d’un arbuste), n’hésitez pas non plus à recouvrir le tronc d’une natte de jonc ou de bambous qui le protégera du soleil d’été. Si cette opération vous semble trop fastidieuse ou coûteuse, utilisez un badigeon blanc souvent à base de chaux qui réfléchira les rayons et empêchera l’écorce de souffrir de leurs brûlures.

Badigeon de chaux

Badigeon de chaux

Enfin, chaque hiver, les troncs des jeunes arbustes installés mais aussi tous ceux des arbres déjà en place et notamment les fruitiers peuvent être pulvérisés de bouillie bordelaise aux vertus fongicides efficaces contre les ravageurs et les maladies. Mais attention, n’ayez pas la main trop lourde, 10 g de bouillie bordelaise par litre d’eau de pluie suffisent.

Les fleurs sauvages au jardin

Les bonnes raisons d’accepter les fleurs sauvages au jardin …

Beaucoup se posent la question : faut-il tolérer les semis spontanés de plantes et fleurs sauvages et dans quelles proportions ?
Indéniablement, en fonction bien sûr des envies de jardin de chacun, il y a plus de très bonnes raisons de laisser faire la nature, sous contrôle du jardinier bien sûr, que de lutter contre les plantes spontanées qui présentent un intérêt esthétique dans un jardin naturel …

Fleurs sauvages en prairieElles sont loin d’être toutes envahissantes. Quand bien même on les trouverait belles, la crainte avec L’apparition de plantes spontanées est qu’elles soient envahissantes et finissent par coloniser tout le jardin. C’est vrai pour toutes celles qui ont un système de reproduction et de dissémination très performant (par exemple celles aux racines traçantes comme les renoncules ou celles produisant et projetant en masse leurs graines comme le coquelicot), mais il ne faut pas pour autant sombrer dans la parano. La plupart, bourraches, bleuets ou achillées en tête, n’ont rien d’invasives. Il n’y a donc aucune crainte à les accueillir.

Des fleurs bonnes pour la biodiversité

Certes, certaines sauvageonnes ont la réputation d’attirer des parasites, mais il faut plutôt voir l’apparition spontanée de fleurs sauvages comme un atout. D’une part, elles participent à la biodiversité du jardin, invitant nombre d’insectes pollinisateurs utiles. Dans Le cas justement où elles attireraient aussi certains parasites, elles servent plus de leurres » protégeant les espèces cultivées que de propagatrices de ravageurs.

Un nichoir à oiseaux dans le jardin

Comment choisir un nichoir à oiseaux ?

Incontestablement, le nichoir à oiseaux est un incontournable des jardins et l’on en trouve dans le commerce de toutes les formes et de toutes les couleurs. Au point qu’on est en droit de se demander si certaines enseignes ne vendent pas plus d’accessoires « déco » peur le jardin que de véritables nichoirs utiles à la reproduction des oiseaux ! Car qu’on se le dise, il y a nichoir et nichoir (notamment en fonction des espèces qu’on espère y voir nidifier) et qu’ils ne s’installent pas n’importe comment.

Mésange sur son nichoir

Mésange sur son nichoir

Avant tout achat ou construction d’un nichoir, il faut en effet se poser les bonnes questions : quels oiseaux fréquentent le jardin, lesquels souhaite-ton voir s’établir dans le nichoir, est-ce vraiment utile si la population est nombreuse ? Quelles sont les conditions de nidification naturelle de telle ou telle espèce ? Et puis autant savoir qu’un nichoir ne remplacera jamais l’habitat naturel des oiseaux. Autant dire donc que la jolie maisonnette bariolée risque fort de faire office d’épouvantail …
Ensuite, choisissez un nichoir non peint, ni vernis à intérieur. Les éventuelles émanations toxiques pourraient être repoussoir pour les oiseaux, voire mortelles pour les oisillons. Ensuite, concernant l’installation proprement dite du nichoir au jardin, essayez de le placer au plus près des conditions naturelles de nidification des espèces.
Ainsi, un nichoirs à hirondelle finira immanquablement sous les solives extérieures d’une charpente. Pour la plupart des oiseaux du jardin, en règle générale, le nichoir ne doit être situé ni totalement à l’ombre, ni exposé au plein soleil toute la journée. Une orientation vers le sud, sud-est est recommandée (en tout cas, prescrivez l’orientation ouest très exposée aux vents et à la pluie).

Nichoir en bois pour oiseaux

Nichoir en bois pour oiseaux

Concernant la hauteur, voyez haut justement : pas moins de 2 m sachant que certaines espèces comme le pic vert nichent à plus de 4 m et essayez au maximum de le sécuriser vis-à-vis des prédateurs. Ainsi, on l’éloignera des branches et de tout support
pouvant faciliter aux fouines et aux chats un festin. Même si les périodes de nidification en fonction des espèces s’étalent entre février et août, ne tardez pas trop à choisir et installez votre nichoir (pas plus d’un pour 100 m2 de jardin !). Le début de l’hiver est une excellente période, d’autant que les oiseaux sont très méfiants et mettront un bon moment avant de se décider (ou pas !) à l’occuper.
Prudence donc et, de grâce, une fois le nichoir posé, n’y touchez plus même si la curiosité vous pousse à essayer d’aller y voir ce qu’il s’y passe…

Les mauvaises herbes dans la pelouse parlent

Diagnostiquer la santé de sa pelouse et du sol

Chaque printemps, la pelouse se réveille, et les « mauvaises herbes » avec ! Et plutôt que de  pester en les arrachant, autant essayer de tirer les enseignements de leur présence. Car le développement de telle ou telle espèce nous livre de précieuses informations sur la composition du sol. Aussi, plutôt que de ne les voir comme des « pestes végétales » qui nous pourrissent la pelouse, mieux vaut tirer parti de ces plantes bio-indicatrices, ne serait-ce que pour chercher à modifier la composition du sol et éviter qu’elles y poussent en surnombre.

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Pourquoi des pissenlits dans ma pelouse ?

  • Une forte présence de plantain, chardon ou chiendent est le signe que le terrain est trop compact et qu’il gagnerait à être aéré.
  • Du trèfle à l’excès ou encore de l’oseille sauvage trahissent, eux, un manque d’azote (qui sera compensable par exemple avec un apport d’engrais de plumes ou de farine de sang).
  • La présence en nombre de pissenlits signale un manque de calcium dans la couche arable du sol. Pour le compenser – et donc limiter les pissenlits
    dans la pelouse -, un apport de calcaire ou plus simplement de cendre de bois de cheminée (à raison de cinq kilos pour trois cents mètres carrés) les dissuadera de vouloir y prendre racine.

Si elles sont totalement arrachées, du moins contenues et limitées, et après quelques améliorations de la structure du sol, la densité de « mauvaises herbes » dans la pelouse doit normalement décroître pendant la belle saison. Si tel n’est
pas le cas, il faudra envisager à l’automne de recourir aux grands moyens. La première des choses est assurément de réaliser une analyse du terrain pour en connaître sa composition et ses éventuelles carences avant d’entamer une réfecdon totale de la pelouse.

Les feuilles mortes au compost

Récupérer les feuilles d’automne permet de disposer à moindre coût d’un matériau idéal et efficace plusieurs mois. Elles seront utiles pour pailler sous les haies, les arbustes ou les massifs de fleurs et pour confectionner un terreau riche constituant un excellent amendement.
Alors, ne méprisez pas cette précieuse ressource en jetant les feuilles aux ordures ou en les
brûlant !

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Feuilles martes à utiliser en paillage

Puisque les feuilles mortes encombrent votre jardin, servez-vous en comme d’un paillis qui protégera les plantes du froid et empêchera le sol de geler, tout en le nourrissant en se décomposant. Il suffit pour cela de recouvrir le pied des végétaux d’une couche de feuilles d’une vingtaine de cm d’épaisseur juste après
le ramassage. On pourra les maintenir en place grâce à un voile d’hivernage ou en les calant simplement avec des pierres. De plus, ce mode de paillage apportera en période de pluie toute l’humidité dont ont besoin certains végétaux au potager ; tout comme vivaces et arbustes nouvellement plantés apprécieront au jardin cet humus forestier…
Attention, cette utilisation est déconseillée pour les espèces craignant une humidité permanente – les plantes bulbes par exemple – et qui risqueraient alors de pourrir.

Pour le bac à compost !

Le compost du jardin ne demande pas mieux que d’accueillir vos feuilles mortes.
Quelques recommandations cependant… Quand le pétiole et le limbe (partie élargie de la feuille) de certaines espèces sont un peu durs (acacia, frêne, houx, marronnier, platane…), on peut passer les
feuilles au broyeur pour leur permettre une meilleure décomposition. Souvent porteuses de maladies, on évitera également d’utiliser les feuilles de rosiers et celles des arbres fruitiers… Veillez en tout cas a toujours maintenir un taux d’humidité, et d’ailleurs, s’il ne pleut pas assez, arrosez régulièrement le tas et remuez-le une fois par mois !

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Fabriquez-vous un terreau de feuilles !

Ce substrat riche, et constituant un excellent amendement, est très simple à fabriquer. On utilisera plutôt des feuilles d’espèces caduques dont la décomposition est à la fois plus facile et plus rapide.
Elles seront ramassées de préférence après la pluie quand elles sont encore humides, ou bien arrosées d’eau, pour qu’elles puissent entamer leur travail de décomposition (concernant le stockage, un simple empilement à l’air libre, dans un coin du jardin, est tout à fait suffisant)… La
décomposition se fait alors progressivement et très lentement : selon l’usage qu’on lui réserve, il faut compter de neuf mois à deux ans pour obtenir un terreau utilisable.
Au début du processus, le substrat – grossièrement décompose – est peu fertile. On le réservera donc à une utilisation en paillis. Par contre, au bout de deux ans, le produit obtenu servira aussi bien en paillis au pied des plantes toute l’année, qu’en enfouissement pour fertiliser la terre. Il pourra aussi servir de substrat de culture (de semis ou de rempotage) , et deviendra même un excellent amendement de surfaçage pour le gazon, associé à du sable ou à la terre du jardin…
Enfin, non contentes d’être de parfaites auxiliaires pour le jardinier, ces feuilles mortes constituent aussi, pendant tout l’hiver, de précieux abris pour de nombreux insectes utiles au jardin, comme les coccinelles ou les syrphes… De quoi recycler avec bonheur et efficacité cette manne automnale toute naturelle !

La couleur des feuilles mortes

Pourquoi les feuilles changent de couleur à l’automne ?

Il s’agit d’un phénomène biologique qui ne concerne que les arbres des régions tempérées et spécifiquement les espèces caduques. A l’approche du froid et confrontés à une perte de luminosité, les arbres entament une « mise en sommeil ». C’est-à-dire que leurs feuilles, incapables de résister aux conditions hivernales (contrairement à celles, persistantes, d’espèces comme les conifères, qui sont recouvertes d’une couche de cire et dont les cellules contiennent des substances leur permettant de résister au froid), ne sont plus irriguées par la sève. Dès lors, la photosynthèse, réaction chimique permettant aux plantes de tirer leur énergie, est interrompue.

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La Chlorophylle

La chlorophylle, le pigment de couleur vert qui donne sa couleur aux feuilles et participe à la photosynthèse, se dégrade donc « au profit » d’autres pigments.

Ceux-ci, présents habituellement dans les feuilles mais masqués par la chlorophylle, ressortent alors pour donner aux feuilles leurs belles teintes jaune, orange, rouge, pourpre ou brune… Il s’agit des caroténoïdes (que l’on trouve dans te maïs, les carottes ou les bananes) et
des anthocyanines (pigments présents dans les bleuets, les censés ou les prunes…) qui sont le résultat d’une transformation de l’amidon naturellement produit par les feuilles. Une belle palette de couleurs pour passer un cap difficile !